Mal de dos golf senior : évitez la lombalgie et jouez sans douleur

Jean

2 février 2026

Golfeur souffrant de lombalgie mal de dos golf senior

Vous adorez le golf, mais chaque partie se termine avec cette douleur lancinante dans le bas du dos ? Vous n’êtes vraiment pas seul dans ce cas. D’après certaines études, plus de 60% des golfeurs seniors souffrent de lombalgie, une réalité qui peut sérieusement compromettre votre plaisir de jeu.

La bonne nouvelle ? Ces douleurs ne sont pas une fatalité. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas le golf en lui-même qui abîme votre dos. Non, le véritable coupable, ce sont les compensations que votre corps développe face aux limitations de mobilité et de force. Une fois qu’on comprend ça, tout change.

Dans cet article, nous vous faisons découvrir comment éviter le mal de dos au golf et continuer à jouer sans appréhension grâce à une approche préventive ciblée. Parce qu’au fond, qui a envie de raccrocher les clubs à cause de douleurs évitables ?

Pourquoi les golfeurs seniors souffrent-ils de lombalgie ?

Le swing de golf : un geste technique exigeant pour le rachis lombaire

Le swing de golf n’est pas un mouvement anodin. C’est même l’un des gestes sportifs les plus exigeants pour la colonne vertébrale. Quand vous effectuez votre swing, votre rachis lombaire subit des contraintes biomécaniques impressionnantes : rotations rapides, compressions, forces de cisaillement…

Les phases critiques ? Le backswing et le follow-through, bien sûr. À ces moments précis, vos disques intervertébraux encaissent des forces de rotation et de compression qui peuvent atteindre plusieurs fois votre poids de corps. C’est à peu près comme si quelqu’un vous tordait le dos tout en appuyant dessus. Pas étonnant que ça fasse mal, non ?

Les changements physiologiques liés à l’âge

Après 50 ans, votre corps change. C’est ainsi, on n’y peut pas grand-chose. La mobilité articulaire diminue naturellement, la masse musculaire fond progressivement – les scientifiques appellent ça la sarcopénie. Vos disques intervertébraux se déshydratent un peu, votre colonne thoracique devient plus raide.

Ces changements ne signifient pas qu’il faut arrêter le golf, loin de là. Par contre, ils expliquent pourquoi votre dos réagit différemment qu’à 30 ans. D’ailleurs, beaucoup de golfeurs seniors ne réalisent pas que leur mobilité thoracique a diminué de moitié en vingt ans. Le corps compense alors… et c’est là que les problèmes commencent.

La répétition : un facteur aggravant souvent négligé

Saviez-vous qu’une partie standard représente entre 80 et 100 swings ? Ajoutez à cela vos séances de practice – certains tapent 100 balles d’affilée sans broncher – et vous comprenez vite l’ampleur de la répétition.

Chaque swing crée des micro-traumatismes au niveau des structures lombaires. Un seul ? Pas de souci. Cent ? Ça commence à faire beaucoup. Et quand ces micro-traumatismes s’accumulent semaine après semaine, sans récupération ni renforcement adapté, le corps finit par dire stop.

Les 3 causes principales du mal de dos au golf senior

Cause n°1 – Le manque de mobilité thoracique

Voilà le vrai problème que beaucoup de golfeurs ignorent. Quand votre haut du dos est raide comme un piquet, devinez qui compense ? Votre région lombaire, évidemment. Elle n’est pourtant pas conçue pour ça.

La colonne thoracique devrait vous offrir environ 45° de rotation de chaque côté. Testez-vous : asseyez-vous, bras croisés sur la poitrine, et tournez sans bouger le bassin. Vous atteignez à peine 20° ? Houston, nous avons un problème.

Dans le swing, cette raideur thoracique force une sur-rotation lombaire. C’est comme essayer de visser un boulon rouillé : vous forcez, ça coince, et quelque chose finit par céder. En général, c’est votre dos qui trinque.

Cause n°2 – La faiblesse des muscles stabilisateurs profonds

Parlons un instant de ces muscles dont personne ne parle jamais : le transverse, les multifides, la sangle abdominale profonde. Ce sont eux qui protègent réellement votre colonne pendant le swing.

Le problème ? Ces muscles ne se développent pas en jouant au golf. Ils nécessitent un travail spécifique. Sans eux, votre dos manque de stabilité, un peu comme si vous essayiez de swinguer sur un matelas à eau. Tout bouge, rien n’est contrôlé, et les structures passives (disques, ligaments) encaissent toute la charge.

La chaîne postérieure joue également un rôle crucial. Des fessiers faibles ? Une posture avachie garantie, avec le bas du dos en hyper-lordose. Et là, bonjour les douleurs lombaires.

Cause n°3 – Les compensations corporelles inconscientes

C’est ici que tout se complique. Une compensation, c’est quand votre corps trouve une solution de secours face à une limitation. Vous manquez de souplesse de hanche ? Pas de souci, le dos va compenser en bougeant plus. Pratique sur le moment, catastrophique à long terme.

Je me souviens d’un golfeur de 62 ans qui venait me voir pour des lombalgies chroniques. Son problème ? Une hanche droite bloquée qui l’obligeait à hyper-rotation du côté gauche. Résultat : golf et lombalgie étaient devenus indissociables pour lui.

Le cercle vicieux s’installe rapidement : la douleur crée une raideur, la raideur force une compensation, la compensation génère plus de douleur. Et on tourne en rond.

Golf et lombalgie : quand faut-il s'inquiéter ?

Les différents types de douleurs lombaires au golf

Toutes les douleurs ne se valent pas. Il y a la douleur mécanique – celle qui apparaît pendant l’effort et disparaît au repos – et la douleur inflammatoire, plus sournoise, qui persiste même quand vous ne bougez plus.

Le lumbago, cette lombalgie aiguë qui vous bloque après un swing, c’est une chose. Mais quand les douleurs reviennent à chaque partie, s’installent semaine après semaine, on parle de lombalgie chronique. Et là, il faut vraiment agir.

Certains golfeurs ressentent même des irradiations dans la jambe. C’est ce qu’on appelle la sciatique. Golf et sciatique ne font généralement pas bon ménage, parce que ça signifie qu’un nerf est comprimé quelque part.

Les signes d’alerte à ne pas négliger

Parfois, votre corps vous envoie des signaux qu’il vaut mieux écouter. Une douleur qui persiste plus de 48 heures après avoir joué ? Ce n’est pas normal. Une irradiation qui descend dans la jambe, une perte de force, des engourdissements ? Encore moins.

Les douleurs au repos ou nocturnes sont particulièrement préoccupantes. Si vous vous réveillez la nuit à cause de votre dos, consultez rapidement. D’ailleurs, j’ai rencontré un golfeur de 58 ans qui avait ignoré ces signaux pendant des mois. Résultat : hernie discale lombaire avec compression nerveuse sévère. Il a fallu six mois de rééducation avant qu’il puisse rejouer.

Golf et hernie discale lombaire : peut-on continuer à jouer ?

La hernie discale, c’est quand le noyau du disque intervertébral fait saillie vers l’extérieur et comprime parfois une racine nerveuse. Autant dire que c’est rarement agréable.

Peut-on continuer le golf avec une hernie ? Ça dépend vraiment de la situation. Certaines hernies sont asymptomatiques, d’autres vous clouent au lit. L’avis médical est indispensable ici – pas de place pour l’improvisation.

Par contre, avec les précautions adéquates et un renforcement musculaire adapté, beaucoup de golfeurs reprennent une pratique normale. L’important ? Y aller progressivement, modifier certains aspects techniques du swing, et surtout renforcer les stabilisateurs profonds pour protéger la zone fragilisée.

Comment éviter les douleurs lombaires au golf : les principes fondamentaux

Le triangle vertueux de la prévention

Si je devais résumer la prévention du mal de dos au golf en trois mots ? Mobilité, force, technique. Ces trois piliers sont indissociables.

La mobilité vous permet de bouger sans restriction – surtout au niveau thoracique et des hanches. La force stabilise votre colonne pendant les contraintes du swing. Et la technique ? Elle optimise votre geste en fonction des capacités de votre corps.

L’un sans les autres ne suffit pas. Vous pouvez avoir toute la souplesse du monde, si vos muscles ne stabilisent rien, vous allez compenser. À l’inverse, être fort comme un bœuf mais raide comme une planche ne vous évitera pas les douleurs lombaires. Comme l’illustre bien cette vidéo, la prévention est souvent la clé !

L’importance de lever les limitations biomécaniques

Beaucoup de golfeurs prennent des cours techniques en espérant résoudre leurs problèmes de dos. C’est une bonne idée, mais seulement si votre corps peut physiquement exécuter ce qu’on vous demande.

Un pro peut vous répéter cent fois de mieux tourner les épaules. Mais si votre colonne thoracique refuse de bouger, vous allez inévitablement compenser avec le bas du dos. Le corps ne ment pas – il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.

C’est pour ça qu’une approche complémentaire fonctionne si bien : préparation physique + enseignement technique. D’abord, on restaure les capacités physiques. Ensuite, on peaufine le geste. Dans cet ordre, pas l’inverse.

Échauffement spécifique pour prévenir le mal de dos au golf

Pourquoi s’échauffer est non-négociable après 50 ans

L’échauffement, c’est un peu comme préchauffer le four avant de faire un gâteau. Vous pouvez vous en passer, mais le résultat risque d’être décevant. Après 50 ans, c’est encore plus vrai.

Un bon échauffement augmente la température corporelle, prépare le système nerveux, lubrifie les articulations. Les études montrent une réduction d’environ 60% du risque de blessure chez les sportifs qui s’échauffent correctement. Pas mal, non ?

Pourtant, combien de golfeurs arrivent sur le premier tee, sortent le driver et tapent leur première balle à fond ? Trop. Beaucoup trop.

Routine d’échauffement anti-lombalgie (10 minutes)

Exercice 1 : Mobilisation en rotation thoracique – À quatre pattes, une main derrière la tête, ouvrez la poitrine en rotation. 10 répétitions de chaque côté. Ça réveille le haut du dos et prépare votre colonne à tourner.

Exercice 2 : Activation des fessiers – Le pont sur une jambe. Allongé sur le dos, un pied au sol, l’autre jambe tendue, montez le bassin. 8 répétitions par jambe. Vos fessiers vont travailler, et c’est exactement ce dont votre dos a besoin.

Exercice 3 : Mobilité de hanche – En position 90/90 au sol, faites basculer vos jambes d’un côté à l’autre. 8 passages. Les hanches mobiles épargnent le dos, c’est aussi simple que ça.

Exercice 4 : Réveil des stabilisateurs – Le Dead Bug. Sur le dos, bras et jambes en l’air, descendez alternativement bras opposé et jambe. 10 répétitions. Ça réveille les muscles profonds qui protègent votre rachis.

Exercice 5 : Préparation au geste – Rotations douces avec un bâton de golf sur les épaules. 15 rotations lentes. Votre corps comprend qu’il va swinguer, il se prépare mentalement et physiquement.

Comment ne plus se faire mal au dos au golf dès le practice

Premier conseil : échauffez-vous avant de taper des balles, pas après. Ça paraît évident, mais regardez autour de vous au practice – combien le font vraiment ?

Ensuite, progressivité. Commencez par des coups d’approche, des wedges. Laissez le driver pour la fin, quand votre corps est parfaitement chaud. C’est comme ça qu’on évite de se bloquer le dos dès les premières frappes.

Et franchement, 10 minutes d’échauffement contre plusieurs jours de douleur ? Le choix est vite fait.

Renforcement musculaire : la clé contre la lombalgie du golfeur

Les muscles prioritaires à renforcer

Quand on parle de renforcement musculaire pour éviter le mal de dos, tout le monde pense aux abdominaux. C’est un début, mais il faut viser plus profond – littéralement.

Les stabilisateurs profonds du rachis (transverse, multifides) sont les véritables gardiens de votre colonne. La sangle abdominale complète – obliques inclus – crée une ceinture naturelle de protection. Et les fessiers ? Ce sont les grands oubliés alors qu’ils jouent un rôle majeur dans la protection lombaire.

La chaîne postérieure dans son ensemble mérite aussi toute votre attention. Des ischio-jambiers, des lombaires et des fessiers solides maintiennent votre posture et répartissent les forces pendant le swing.

Programme de renforcement anti-douleur (2-3 fois/semaine)

Exercice 1 : Gainage frontal progressif – Tenez la planche sur les coudes, corps aligné. Débutez à 30 secondes, progressez vers 60 secondes. Simple mais terriblement efficace pour les stabilisateurs.

Exercice 2 : Oiseau-chien – À quatre pattes, tendez simultanément bras droit et jambe gauche, maintenez 3 secondes. 10 répétitions de chaque côté. Excellent pour les multifides et la coordination.

Exercice 3 : Pont fessier avec maintien – Allongé, pieds au sol, soulevez le bassin et maintenez en haut 2 secondes. 15 répétitions. Vos fessiers vont adorer, votre dos va remercier.

Exercice 4 : Rotations contrôlées avec bande élastique – Debout, bande fixée à hauteur de poitrine, effectuez des rotations en gardant le bassin stable. 12 répétitions par côté. Ça imite le mouvement du swing tout en renforçant les obliques.

Exercice 5 : Pallof Press anti-rotation – Toujours avec la bande, poussez devant vous en résistant à la rotation. 10 répétitions de chaque côté. Un exercice fantastique pour apprendre à votre corps à résister aux forces de rotation.

Erreurs fréquentes à éviter

Les crunchs, ces abdominaux classiques où on rapproche les épaules des genoux ? Oubliez. Ils compriment les disques et créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent, surtout après 50 ans.

Négliger les fessiers est une autre erreur courante. Beaucoup se concentrent uniquement sur les abdos et se demandent pourquoi leur dos continue de souffrir. Les fessiers sont pourtant essentiels – ils stabilisent le bassin et soulagent les lombaires.

La qualité d’exécution prime toujours sur la quantité. Mieux vaut 5 répétitions parfaites que 20 approximatives. Et la régularité ? C’est non-négociable. Trois séances par semaine valent mieux qu’une grosse session mensuelle.

Dans cette vidéo, Thomas Hellio nous partage quelques exercices pour soulager vos douleurs en bas du dos.

Mobilité et souplesse : libérez votre dos des tensions

Pourquoi la mobilité thoracique est votre meilleure alliée

Petite leçon d’anatomie simplifiée : votre colonne thoracique est conçue pour tourner, vos lombaires beaucoup moins. Le problème ? Avec l’âge et la sédentarité, c’est souvent l’inverse qui se produit.

L’objectif minimum pour swinguer confortablement ? 45 degrés de rotation thoracique de chaque côté. Testez-vous dès maintenant : assis, bras croisés, tournez sans bouger le bassin. Vous y êtes ? Parfait. Vous plafonnez à 20 degrés ? Il y a du boulot.

La bonne nouvelle, c’est que la mobilité se travaille remarquablement bien, même après 60 ans. J’ai vu des golfeurs gagner 15 degrés en quelques semaines seulement.

Exercices de mobilité spécifiques golf

Rotation thoracique au sol (Windmill) – Allongé sur le côté, jambes pliées, ouvrez le bras supérieur en rotation tout en gardant les genoux au sol. 10 répétitions de chaque côté. C’est un classique, et ça marche.

Ouverture thoracique avec rouleau – Placez un rouleau en mousse perpendiculaire à votre colonne, au niveau des omoplates, et laissez le haut du dos s’ouvrir doucement. Maintenez 2 minutes en respirant profondément. Un peu d’inconfort est normal, de la douleur ne l’est pas.

Mobilité de hanche en fente de chevalier – Une jambe pliée devant, l’autre genou au sol derrière, basculez le bassin vers l’avant pour étirer le psoas. 90 secondes par côté. Les hanches raides forcent le dos à compenser, rappelez-vous.

Étirement du psoas – Ce muscle relie vos lombaires à vos jambes. Quand il est tendu, il tire sur le bas du dos. Même position que précédemment, mais insistez sur la sensation d’étirement à l’avant de la hanche arrière.

Routine d’étirements post-golf (10 minutes)

Après avoir joué, votre corps mérite un peu d’attention. Les étirements post-golf aident à relâcher les tensions accumulées et à prévenir les raideurs du lendemain.

Étirez les ischio-jambiers – ces muscles derrière les cuisses qui tirent sur le bassin quand ils sont raides. Libérez les rotateurs de hanche en position figure 4. Étirez le quadratus lumborum, ce muscle latéral souvent oublié mais tellement impliqué dans les douleurs lombaires.

Et terminez en position fœtale, sur le côté, genoux repliés. C’est une position de relaxation parfaite pour le bas du dos. Restez-y 2-3 minutes en respirant calmement. Vous verrez, c’est étonnamment efficace.

Corriger les compensations corporelles : la solution durable

Identifier vos compensations personnelles

Vos compensations sont uniques. Elles dépendent de votre historique de blessures, de vos raideurs spécifiques, de vos déséquilibres musculaires. C’est pour ça qu’une approche personnalisée fait toute la différence.

Filmez-vous en train de swinguer, si possible de face et de dos. Vous serez surpris de ce que vous allez découvrir. Peut-être que votre bassin part en avant, que vos épaules ne tournent pas assez, que votre transfert de poids est incomplet.

Le rôle d’un professionnel – kiné du sport ou préparateur physique spécialisé – est justement de décoder ces compensations et de vous proposer un plan d’action ciblé. C’est rarement évident de les identifier seul.

Comment la préparation physique améliore votre swing

Voici quelque chose que beaucoup ignorent : une meilleure condition physique améliore directement votre technique de golf. Pas l’inverse.

Quand vous restaurez votre amplitude de rotation thoracique, vous swinguez naturellement avec moins de contraintes lombaires. Quand vous renforcez vos stabilisateurs, votre transfert de poids devient plus fluide et stable. Et quand vous gagnez en mobilité de hanche, vous générez plus de puissance sans forcer.

C’est le cercle vertueux : meilleur corps, meilleur swing, moins de douleurs, plus de plaisir. Et franchement, n’est-ce pas pour ça qu’on joue au golf ? N’hésitez pas à consulter cette vidéo pour comprendre comment mieux se muscler le dos au quotidien.

Les 3 M du golf sans douleur 💪

Je vous parlais tout à l’heure d’un concept clé que j’utilise avec tous mes golfeurs : les 3 M du golf sans douleur.

  • « Mobilité » d’abord – votre capacité à bouger librement, sans restriction ni raideur. Sans elle, impossible d’exécuter un swing fluide.
  • « Motricité » ensuite – c’est-à-dire le contrôle et la qualité de votre mouvement. Bouger c’est bien, bouger correctement c’est mieux.
  • Et « Muscle » enfin – la force nécessaire pour stabiliser, protéger et propulser. Les trois ensemble forment la base solide d’une pratique durable du golf.

Gestes et postures à adopter pour protéger votre dos au golf

Sur le parcours : les bons réflexes

Ramasser sa balle, ça paraît anodin. Pourtant, combien de fois j’ai vu des golfeurs se bloquer le dos juste en se penchant pour récupérer leur balle dans le trou ? Le geste correct ? Pliez les genoux, gardez le dos droit, ou mieux encore, utilisez votre putter comme appui.

Pour placer le tee, même principe. Descendez en fléchissant les jambes plutôt qu’en vous courbant comme un point d’interrogation. Ces petits gestes répétés des dizaines de fois par partie s’accumulent, et votre dos s’en souvient – parfois douloureusement.

Porter son sac ? Franchement, après 50 ans, c’est une fausse bonne idée. Si vous tenez vraiment à le faire, alternez les épaules régulièrement et ne le chargez pas comme un sherpa de l’Himalaya. Mais entre nous, un chariot est probablement le meilleur investissement que vous puissiez faire pour votre dos.

Les positions debout prolongées entre les coups méritent aussi votre attention. Bougez un peu, marchez, évitez de rester statique trop longtemps. Votre colonne apprécie le mouvement, pas l’immobilité.

Mal de dos golf senior : adapter son matériel après 50 ans

Le fitting, ce n’est pas réservé aux pros. Un club mal adapté à votre morphologie et votre swing peut créer des compensations inutiles. La longueur, le lie, la flexibilité du shaft – tout ça compte pour réduire les contraintes sur votre dos.

D’ailleurs, investir dans un chariot plutôt que de porter son sac pendant 18 trous, c’est du bon sens. Certains golfeurs résistent par fierté, mais franchement, votre dos s’en fiche de la fierté. Il préfère arriver au 18ème trou sans douleur.

Les clubs pour seniors avec des shafts plus souples facilitent aussi la génération de vitesse sans effort excessif. Moins de force brute nécessaire, moins de stress sur les structures lombaires.

Golfeur senior préparant son swing pour éviter le mal de dos golf senior

Gérer la fatigue et l’intensité de jeu

Votre corps vous parle. Parfois, il murmure. D’autres fois, il crie. Apprenez à l’écouter avant qu’il ne hurle. Une légère tension au 15ème trou ? Peut-être le signal qu’il faut ralentir, adapter l’intensité de vos swings.

Les pauses entre les parties sont essentielles. Enchaîner trois parcours en quatre jours à 60 ans, c’est possible, mais seulement si votre préparation physique suit. Sinon, c’est la recette parfaite pour transformer golf et lombalgie en duo indissociable.

D’ailleurs, qui a dit qu’il fallait absolument faire 18 trous à chaque fois ? Neuf trous bien joués sans douleur valent mieux que dix-huit en souffrant. Adaptez selon votre condition du jour, pas selon votre ego.

Programme de préparation physique spécifique anti-lombalgie

Une approche structurée sur 12 semaines

Un programme sérieux, ça se construit progressivement. Les trois premiers mois se décomposent en phases logiques qui correspondent à votre évolution physique.

Phase 1 (Semaines 1-4) : On commence par restaurer la mobilité et réveiller les stabilisateurs profonds. Pas de charges lourdes, pas de mouvements brusques. L’objectif ? Rééduquer votre corps aux bons mouvements.

Phase 2 (Semaines 5-8) : Le renforcement progressif entre en jeu. On augmente l’intensité, on développe l’endurance musculaire. Votre corps commence à comprendre ce qu’on attend de lui.

Phase 3 (Semaines 9-12) : L’intégration au geste de golf. On fait le lien entre les exercices et votre swing. C’est là que la magie opère – vous sentez la différence sur le parcours.

La fréquence recommandée reste de trois séances de 30 à 40 minutes par semaine. Ça peut sembler beaucoup, mais rapporté aux heures que vous passez sur le parcours, c’est finalement peu.

Pourquoi un programme personnalisé fait la différence

Les programmes génériques, c’est bien pour commencer. Mais un vrai programme adapté à vos limitations spécifiques, c’est infiniment plus efficace. Chacun a son histoire : une vieille entorse de cheville, une épaule raide, une hanche plus mobile que l’autre.

La progressivité évite les rechutes. J’ai vu trop de golfeurs motivés se blesser en voulant aller trop vite. Le corps a besoin de temps pour s’adapter, surtout après 50 ans. Patience et régularité battent intensité et précipitation à tous les coups.

Un bon programme s’ajuste aussi selon votre calendrier de compétitions. Pas question de vous épuiser en salle la veille d’un tournoi important. La périodisation intelligente fait partie du jeu.

Les résultats attendus

Soyons honnêtes : les premières semaines peuvent sembler frustrantes. Vous faites des efforts sans voir de changement spectaculaire. Mais tenez bon, parce que vers la quatrième semaine, quelque chose se passe. Les douleurs lombaires diminuent significativement, parfois disparaissent.

Votre amplitude de rotation s’améliore – vous le sentez dans le swing. Le mouvement devient plus fluide, moins contraint. Et surprise, beaucoup gagnent entre 10 et 20 mètres de distance. Non pas en frappant plus fort, mais en transférant mieux l’énergie grâce à un corps plus mobile et stable.

Le plus important ? Le plaisir de jeu retrouvé. Cette confiance en votre corps qui revient progressivement. Finir une partie sans appréhension, sans cette petite voix qui vous dit d’y aller doucement au risque de vous faire mal.

Mal de dos golf senior, évitez la lombalgie : la conclusion

Le mal de dos chez les golfeurs seniors n’est vraiment pas une fatalité. Vous l’aurez compris tout au long de cet article : vos douleurs lombaires proviennent davantage des compensations que votre corps développe que du golf lui-même.

L’approche préventive combinant mobilité thoracique, renforcement des stabilisateurs profonds et correction des limitations biomécaniques vous permettra non seulement de jouer sans douleur, mais aussi d’améliorer sensiblement vos performances. C’est d’ailleurs assez fascinant de constater à quel point un dos libéré améliore naturellement la qualité du swing.

La préparation physique spécifique représente ce chaînon manquant entre votre passion pour le golf et votre capacité à le pratiquer durablement. En investissant trois séances de 30 minutes par semaine, vous investissez dans des années supplémentaires de golf, sans appréhension ni douleur.

Ne laissez plus le mal de dos dicter vos choix. Prenez en main votre préparation physique dès maintenant et redécouvrez ce plaisir simple de terminer 18 trous avec le sourire, sans cette tension dans le bas du dos. Votre corps vous remerciera, et vos partenaires de jeu aussi quand ils verront votre régularité s’améliorer.

Mal de dos golf senior : les questions fréquentes

Comment ne plus se faire mal au dos au golf ?

La réponse tient en trois piliers : échauffement systématique, renforcement régulier des stabilisateurs, et travail de mobilité. Ajoutez-y la correction des compensations techniques et vous avez la recette complète.

Ça demande de la régularité, c’est certain. Mais entre 90 minutes par semaine consacrées à votre préparation physique et des années de golf sans douleur, le calcul est vite fait.

Peut-on jouer au golf avec une hernie discale lombaire ?

Ça dépend vraiment de votre situation personnelle. L’avis médical reste indispensable – pas de place pour l’improvisation avec une hernie discale. Certains peuvent reprendre après quelques mois de rééducation ciblée, d’autres doivent adapter définitivement leur pratique.

La période de repos initiale est généralement nécessaire, suivie d’une reprise très progressive. Les modifications techniques du swing – souvent pour réduire l’extension et la rotation lombaire – deviennent essentielles. Et le renforcement préventif n’est plus optionnel, il devient vital.

Combien de temps pour voir des résultats ?

Les premières améliorations apparaissent souvent entre 2 et 4 semaines. Vous sentez moins de raideur, peut-être un peu moins de douleur après avoir joué. Les changements vraiment significatifs ? Comptez plutôt 8 à 12 semaines de travail régulier.

Par contre, la maintenance à long terme reste essentielle. Arrêter votre préparation physique dès que ça va mieux, c’est la garantie de voir les problèmes revenir. Considérez ces exercices comme faisant partie intégrante de votre routine de golfeur.

Faut-il arrêter le golf en cas de lombalgie ?

Une douleur aiguë nécessite généralement un repos relatif – quelques jours sans jouer pour laisser l’inflammation retomber. Mais arrêt complet et immobilité totale ne sont plus vraiment recommandés aujourd’hui. Le mouvement contrôlé aide souvent la récupération.

Pour une lombalgie chronique, arrêter le golf n’est généralement pas la solution. Corriger les causes sous-jacentes l’est. D’ailleurs, j’ai accompagné des dizaines de golfeurs qui envisageaient sérieusement d’arrêter. Trois mois plus tard, la plupart rejouaient sans douleur.

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