Si vous jouez au golf depuis quelques mois ou quelques années, vous avez probablement remarqué que certains joueurs semblent capables de façonner leurs coups selon leurs besoins. Un dogleg à gauche ? Ils sortent un draw parfait. Un obstacle sur la droite ? Un fade contrôlé permet de l’éviter sans effort. Et vous, pendant ce temps, vous espérez surtout que la balle parte à peu près droit.
La vérité, c’est que maîtriser les effets au golf n’est pas réservé aux pros ou aux joueurs d’index unique. C’est une compétence accessible, qui transforme littéralement votre manière d’aborder un parcours de 18 trous. Plutôt que de subir votre trajectoire naturelle, vous apprenez à la contrôler, à l’adapter, à jouer avec le terrain plutôt que contre lui.
Dans cet article, on va voir ensemble comment fonctionnent concrètement ces effets de balle, pourquoi le fade et le draw sont vos meilleurs alliés sur le parcours, et surtout comment les appliquer dans des situations réelles. Pas de théorie inutile, juste ce qui marche sur le terrain.
Comprendre les effets de balle au golf
Avant de parler technique, il faut comprendre ce qu’on entend vraiment par « effet ». Au golf, un effet désigne la rotation latérale que vous imprimez à la balle, et qui détermine sa trajectoire dans les airs. Contrairement à ce que pensent beaucoup de débutants, une balle parfaitement droite n’existe quasiment jamais dans la réalité. Même les meilleurs joueurs du monde produisent un léger effet sur la plupart de leurs coups.
La physique derrière tout ça est plutôt simple : c’est la combinaison entre l’orientation de votre face de club à l’impact et le chemin que suit votre tête de club pendant le swing. Si ces deux éléments sont parfaitement alignés, la balle part droite. Mais dès qu’il y a un décalage entre les deux, la balle prend une trajectoire courbe.
Sur le parcours, cette capacité à courber la balle devient un atout majeur. Un trou avec un virage prononcé vers la gauche (ce qu’on appelle un dogleg gauche) se joue beaucoup mieux avec un draw qu’en tapant droit. De même, si vous avez tendance à manquer sur la gauche, apprendre à jouer un fade vous permet d’élargir considérablement le fairway utilisable.
Les 9 Vols de Balle Expliqués
Dans le jargon du golf, on parle souvent des 9 trajectoires possibles. C’est un système qui combine la direction de départ et la courbure de la balle en vol. Ça peut paraître technique dit comme ça, mais c’est en fait assez logique.
Vous avez trois directions de départ possibles : gauche, droite, ou sur la ligne de visée. Et trois types de vol : qui courbe à gauche, qui courbe à droite, ou qui reste droit. En croisant les deux, vous obtenez effectivement neuf trajectoires différentes.
Pour un droitier, voici ce qui se passe concrètement :
- Droit puis droit : la trajectoire idéale, rare mais magnifique
- Droit puis fade : part sur la cible, finit légèrement à droite
- Droit puis draw : part sur la cible, finit légèrement à gauche
- Droite puis fade : part à droite, s’éloigne encore plus (le slice redouté)
- Droite puis droit : part à droite, reste à droite (push)
- Droite puis draw : part à droite, revient vers la cible
- Gauche puis draw : part à gauche, s’éloigne encore plus (le hook)
- Gauche puis droit : part à gauche, reste à gauche (pull)
- Gauche puis fade : part à gauche, revient vers la cible
Photo des différentes trajectoires possibles en plus du fade et du draw au golf

Dans la pratique, on ne cherche pas à maîtriser les neuf. La plupart des bons joueurs travaillent deux trajectoires principales : leur coup préférentiel (souvent un léger fade ou un léger draw) et son opposé pour les situations spécifiques.
Fade et Draw au golf : Quelle Différence Concrète ?
Le fade et le draw sont les deux effets contrôlés que vous voulez absolument ajouter à votre jeu. Pour un droitier, le fade part légèrement à gauche de la cible puis revient vers la droite, tandis que le draw fait l’inverse : il part légèrement à droite puis revient vers la gauche.
MaMais,a différence ne s’arrête pas à la courbure. Le fade produit généralement un vol plus haut et un roulement plus court après l’atterrissage. C’est l’effet préféré de beaucoup de professionnels, notamment parce qu’il offre plus de contrôle et que la balle s’arrête rapidement sur le green. Tiger Woods, par exemple, a longtemps privilégié le fade pour sa prévisibilité.
Le draw, lui, donne souvent plus de distance. La trajectoire est généralement un peu plus tendue, et la balle roule davantage à l’arrivée. C’est particulièrement intéressant au driver, où ces quelques mètres supplémentaires peuvent faire la différence. Beaucoup de longs frappeurs du circuit utilisent naturellement un draw.
Concrètement, sur un parcours de 18 trous, vous allez constater que certains trous « demandent » un fade, d’autres un draw. Un fairway qui penche de gauche à droite se jouera mieux avec un draw qui suit la pente. Un green protégé par un bunker à droite sera plus accessible avec un fade qui atterrit sur le côté gauche et roule peu.
L’idéal n’est pas de maîtriser parfaitement les deux dès demain, mais de comprendre lequel correspond le mieux à votre swing naturel, puis de développer progressivement l’autre pour élargir vos options stratégiques.
Maîtriser le fade au golf
Le fade, c’est un peu la trajectoire préférée des joueurs qui aiment le contrôle. Vous savez, ce coup qui part légèrement à gauche de votre cible et qui revient doucement vers la droite, comme s’il suivait un rail invisible. Beaucoup de pros jouent exclusivement en fade parce que c’est une trajectoire prévisible, qui limite les mauvaises surprises.
La bonne nouvelle, c’est que le fade est souvent plus facile à apprendre que le draw pour la majorité des golfeurs amateurs. Pourquoi ? Parce qu’il exige un mouvement de swing légèrement plus ouvert, ce qui correspond naturellement à ce que font déjà beaucoup de joueurs sans le savoir.
Mais attention, il y a fade et fade. Un fade contrôlé qui perd 5 à 10 mètres de largeur, c’est parfait. Un slice qui part dans le rough de droite, c’est une autre histoire. La frontière entre les deux est mince, et elle se joue dans les détails du setup et de l’exécution.
Technique Pas-à-Pas pour Réussir Votre Fade
Pour jouer un fade volontaire, vous devez créer une légère différence entre votre chemin de swing et l’orientation de votre face de club. Concrètement, votre club doit attaquer la balle légèrement de l’extérieur vers l’intérieur, tandis que la face reste ouverte par rapport à ce chemin (mais pas nécessairement par rapport à votre cible).
Voici comment configurer votre setup :
L’alignement du corps : positionnez vos pieds, hanches et épaules légèrement à gauche de votre cible finale. Pas besoin d’exagérer, 5 à 10 degrés suffisent largement. Beaucoup de joueurs font l’erreur de trop ouvrir leur stance, ce qui produit un slice plutôt qu’un fade.
La face de club : orientez-la vers votre cible réelle, pas vers là où votre corps pointe. C’est crucial. Si votre corps vise 5 mètres à gauche du drapeau et que votre face de club pointe également 5 mètres à gauche, vous n’obtiendrez qu’un coup tiré à gauche, pas un fade.
Le grip : gardez votre prise habituelle, ou adoptez un grip très légèrement plus faible (main gauche tournée vers la cible). Certains joueurs affaiblissent trop leur grip en voulant favoriser le fade, ce qui complique le contact.
La balle dans le stance : placez-la légèrement plus en avant que d’habitude, surtout au driver. Ça aide à attaquer la balle avec un chemin légèrement extérieur-intérieur.
Pendant le swing, l’objectif est simple : swinguez le long de votre ligne corporelle, pas vers votre cible finale. Si votre corps pointe à gauche, swinguez vers la gauche. La face de club, elle, étant orientée vers la cible, créera automatiquement l’effet latéral nécessaire.
Le sentiment à rechercher est celui d’un swing légèrement « coupé », comme si vous balanciez le club à travers votre épaule gauche plutôt que derrière vous. Mais attention à ne pas ralentir à l’impact, ça reste un mouvement fluide et complet.
Corriger un Fade Excessif ou un Slice
Le problème le plus courant avec le fade, c’est qu’il dégénère en slice. Vous visez le centre du fairway, la balle part légèrement à gauche puis disparaît complètement à droite, parfois dans une autre région. Frustrant, surtout quand vous pensiez avoir bien exécuté.
Le slice se produit généralement pour deux raisons :
La face de club trop ouverte : si votre face de club est orientée 10 degrés à droite de votre cible au moment de l’impact, même avec un chemin de swing extérieur-intérieur, vous allez slicer. La solution ? Vérifiez votre grip. Une prise trop faible (mains trop tournées vers la cible) empêche la face de se fermer naturellement dans le downswing. Renforcez légèrement votre grip en voyant deux ou trois jointures de votre main gauche à l’adresse.
Un chemin de swing trop extérieur : si vous exagérez le mouvement extérieur-intérieur, vous transformez votre fade en slice catastrophique. Dans ce cas, il faut réduire l’ouverture de votre stance. Au lieu de viser 10 mètres à gauche, visez seulement 3 à 5 mètres. Certains pros recommandent même de garder le corps pratiquement carré et de travailler uniquement avec une légère ouverture de la face.
Un exercice simple au practice : placez un bâton au sol le long de votre ligne de pieds, puis un second bâton parallèle mais pointant vers votre cible. Entraînez-vous à swinguer le long du premier bâton tout en gardant la face orientée vers le second. Ça aide énormément à dissocier les deux éléments.
Quand Utiliser le Fade en Parcours
Théoriquement, vous pouvez jouer un fade sur n’importe quel coup. Mais dans la pratique, certaines situations le rendent particulièrement utile.
Les doglegs à droite : évident, mais souvent sous-utilisé. Beaucoup de joueurs tapent droit sur un dogleg droit en espérant que la balle roule dans le virage. Avec un fade, vous suivez la forme du trou dès le départ, ce qui élargit considérablement le fairway utilisable.
Approches de green avec danger à droite : bunker, eau, rough épais… Si l’obstacle est à droite, un fade vous permet de viser le centre ou même légèrement à gauche du green, sachant que la balle reviendra naturellement. Psychologiquement, ça libère complètement le swing.
Vent de gauche : jouer avec le vent plutôt que contre lui, c’est souvent plus sûr. Un fade dans un vent de gauche reste stable. Un draw dans le même vent peut partir beaucoup trop loin à droite si vous le ratez légèrement.
Situations de pression : personnellement, je remarque que beaucoup de joueurs amateurs se sentent plus en confiance avec un fade qu’avec un draw dans les moments importants. Peut-être parce que le mouvement est légèrement plus contrôlé, moins « relâché » qu’un draw. Sur un tee de départ étroit, avec l’out of bounds qui guette, un fade soft vers le centre du fairway, c’est rassurant.
Réaliser des effets fade et draw au golf avec Simon Camirand
Maîtriser le draw au golf
Si le fade est la trajectoire du contrôle, le draw est celle de la puissance. Cette balle qui part légèrement à droite de votre cible et qui revient vers la gauche en roulant sur le fairway, c’est un peu le Saint Graal pour beaucoup de golfeurs amateurs. Et pour cause : un draw bien exécuté vous fait gagner entre 10 et 20 mètres au driver par rapport à un fade.
Pourquoi cette différence ? Le draw produit généralement moins de backspin et plus de topspin. La trajectoire est plus tendue, la balle vole plus bas, et surtout elle roule davantage à l’arrivée. Sur un fairway sec et rapide, c’est un vrai avantage. Sur un links écossais, c’est carrément indispensable.
Le revers de la médaille, c’est que le draw est plus difficile à maîtriser que le fade. Il demande un timing précis, un relâchement des mains à l’impact, et une coordination qui ne vient pas naturellement à tous les joueurs. Raison pour laquelle certains pros préfèrent rester sur leur fade, même s’ils perdent quelques mètres.
Technique Complète pour Exécuter un Draw
Pour jouer un draw, on inverse le principe du fade. Vous voulez que votre chemin de swing attaque la balle légèrement de l’intérieur vers l’extérieur, avec une face de club fermée par rapport à ce chemin (mais orientée vers votre cible finale).
L’alignement du corps : cette fois, positionnez vos pieds, hanches et épaules légèrement à droite de votre cible. Encore une fois, pas besoin d’exagérer. Visez 5 mètres à droite de là où vous voulez que la balle finisse.
La face de club : orientez-la vers votre cible réelle, pas vers là où votre corps pointe. C’est exactement le même principe que pour le fade, mais dans l’autre sens. Si vous voulez que la balle finisse au centre du fairway, la face de club pointe vers le centre, même si votre corps vise à droite.
Le grip : renforcez très légèrement votre prise. Tournez vos deux mains vers la droite sur le club, jusqu’à voir trois ou même quatre jointures de votre main gauche. Ça favorise la fermeture de la face de club dans le downswing. Attention à ne pas exagérer, sinon vous allez hooker systématiquement.
La balle dans le stance : reculez-la légèrement par rapport à votre position habituelle. Au driver, au lieu de la placer au niveau du talon gauche, mettez-la plutôt au milieu de votre pied gauche. Ça aide à attaquer de l’intérieur.
Pendant le swing, l’image mentale qui fonctionne bien, c’est celle de swinguer vers la droite, comme si vous vouliez envoyer la balle vers un point situé à droite de votre cible. Certains joueurs parlent de « frapper vers le ciel » ou de « sentir les mains qui roulent » à l’impact.
Le mouvement clé se passe dans la transition entre le backswing et le downswing. Pour attaquer de l’intérieur, vous devez baisser légèrement vos mains dans le downswing plutôt que de les projeter vers l’avant. C’est ce qu’on appelle parfois le « shallowing » du club. Rory McIlroy est un exemple parfait de ce mouvement.
Corriger un Draw Trop Prononcé ou un Hook
Le hook, c’est l’équivalent du slice pour le joueur qui cherche à faire un draw. La balle part à droite puis plonge violemment vers la gauche, souvent en finissant dans des endroits peu recommandables. Et contrairement au slice qui fait perdre de la distance, le hook peut envoyer la balle très loin… mais complètement hors limites.
Les causes principales :
Une face de club trop fermée : si votre grip est trop fort ou si vos mains « rollent » excessivement à l’impact, la face de club finit complètement fermée. Résultat, la balle part carrément à gauche, avec une trajectoire qui s’écroule. La correction ? Affaiblissez légèrement votre grip. Tournez vos mains vers la gauche jusqu’à voir seulement deux jointures de la main gauche.
Un chemin de swing trop intérieur : si vous exagérez le mouvement intérieur-extérieur, vous transformez votre draw en hook. Réduisez l’angle de votre stance. Au lieu de viser 10 mètres à droite, visez seulement 3 mètres. Et concentrez-vous sur un swing plus neutre, moins « autour du corps ».
Un truc que m’a appris un pro il y a quelques années : si vous hookez régulièrement, essayez de garder votre coude droit plus proche du corps dans le downswing. Beaucoup de joueurs qui hookent ont tendance à laisser ce coude s’éloigner, ce qui ferme encore plus la face.
Situations Idéales pour Jouer le Draw
Les doglegs à gauche : logique, le draw suit naturellement la forme du trou. Mais attention à ne pas en faire trop. Sur un dogleg gauche prononcé, beaucoup de joueurs exagèrent leur draw et finissent dans le rough de gauche. Un draw modéré vaut mieux qu’un hook raté.
Maximiser la distance au driver : si vous avez besoin de longueur, le draw est votre ami. Sur un par 5 atteignable en deux coups, ou sur un par 4 long où vous voulez rester au wedge, jouer un draw au drive peut faire toute la différence.
Fairways qui penchent de gauche à droite : un draw qui atterrit sur le côté gauche du fairway va naturellement rouler vers le centre en suivant la pente. C’est particulièrement utile sur les parcours vallonnés.
Vent de droite : un draw dans un vent de droite reste stable et peut même gagner de la distance si le vent « porte » la balle. Inversement, un fade dans ce même vent risque de partir trop à gauche.
Une dernière chose : beaucoup de joueurs pensent qu’ils doivent choisir entre fade et draw et s’y tenir pour toute leur vie de golfeur. En réalité, les meilleurs amateurs que je connais ont un « coup préférentiel » qu’ils jouent 80% du temps, mais savent produire l’effet inverse quand le parcours l’exige. C’est ça, la vraie maîtrise des effets au golf.
Fade et draw au golf : application stratégique sur parcours 18 trous
Savoir exécuter un fade ou un draw au practice, c’est une chose. Les utiliser intelligemment sur le parcours, c’en est une autre. J’ai vu des joueurs capables de façonner la balle dans tous les sens au practice, puis taper systématiquement droit en parcours par peur de mal faire. Résultat : ils se privent d’un avantage énorme.
La vraie différence entre un joueur moyen et un bon joueur, ce n’est pas tant la qualité du swing que la capacité à lire le parcours et à choisir le bon coup au bon moment. Un fade bien placé sur un trou difficile vaut mieux qu’un drive parfaitement droit qui finit au mauvais endroit.
L’idée, c’est de transformer ces effets en outils tactiques. Pas de les sortir pour impressionner vos partenaires, mais pour scorer mieux, éviter les problèmes, et vous faciliter la vie sur les 18 trous.
Récapitulatif des effets au golf en vidéo
Dans cette vidéo où l’on peut visualiser fade et draw au golf, Renaud Poupard nous explique aussi les autres différents effets de la balle de golf pour bien les utiliser sur votre parcours.
Analyser Chaque Trou et Choisir Votre Effet
Avant chaque coup, surtout au départ, prenez quelques secondes pour vraiment regarder le trou. Pas juste la direction générale, mais les détails qui vont influencer votre choix.
La forme du fairway : un dogleg est évident, mais regardez aussi les fairways qui semblent droits mais qui penchent d’un côté. Sur beaucoup de parcours vallonnés, le fairway penche naturellement de gauche à droite ou inversement. Si vous tapez droit sur un fairway qui penche à droite, votre balle va rouler vers le rough. Un draw qui atterrit à gauche va suivre la pente et rester sur le fairway.
Les obstacles et dangers : identifiez ce qui peut vraiment vous coûter des coups. Un bunker de fairway à 230 mètres à droite ? Jouez un fade qui démarre au centre et finit à gauche. De l’eau qui longe tout le côté gauche ? Un fade vous éloigne du danger même si vous le ratez légèrement.
Le vent : c’est probablement le facteur le plus sous-estimé par les amateurs. Un vent de droite de 20 km/h peut transformer un drive droit en coup dans le rough de gauche. Dans ce cas, jouer un draw qui part à droite et que le vent ramène vers le centre, c’est beaucoup plus sûr. Certains jours venteux, j’ai vu des joueurs gagner 5 ou 6 coups juste en adaptant leurs effets au vent.
La position du drapeau : sur les approches, si le drapeau est placé à droite du green avec un bunker juste à côté, viser directement le drapeau avec un coup droit, c’est risqué. Un fade qui vise le centre et qui dérive vers la droite vous donne une marge d’erreur bien plus confortable.
Un truc que m’a montré un copain qui joue en compétition : il dessine mentalement deux fairways ou deux zones d’arrivée selon l’effet qu’il veut jouer. Pour un fade, il vise le côté gauche du fairway en sachant que la balle va finir au centre ou légèrement à droite. Ça lui évite de se retrouver dans une position défensive.
Effets avec le Driver et les Fers
Tous les clubs ne réagissent pas de la même manière aux effets. Plus le club est long, plus l’effet sera prononcé. Plus il est court, moins la balle va courber. C’est logique quand on y pense : un driver envoie la balle plus loin et plus longtemps en l’air, donc la rotation latérale a plus de temps pour agir. Attention donc au choix de votre shaft de club.
Au driver : c’est là que les effets sont les plus visibles et les plus utiles. Un fade au driver perd généralement entre 5 et 10 mètres par rapport à un coup droit, mais il s’arrête plus vite. Un draw gagne souvent 10 à 15 mètres grâce au roulement supplémentaire. Sur un trou où vous avez besoin de longueur, le draw est votre meilleur ami. Sur un trou étroit où la précision prime, le fade est plus sûr.
Beaucoup de joueurs font l’erreur de chercher la distance maximale à chaque drive. En réalité, sur beaucoup de parcours, finir au bon endroit compte plus que gagner 10 mètres. J’ai un pote qui joue systématiquement en fade au driver sur son parcours habituel. Il perd quelques mètres, mais il est sur le fairway 11 ou 12 fois par tour. Résultat : il score mieux que des gars qui le dépassent de 20 mètres mais qui passent leur temps dans le rough.
Avec les fers longs et hybrides : les effets restent bien visibles, surtout si vous frappez bien la balle. Un fer 5 joué en draw peut gagner 5 à 8 mètres et rouler davantage à l’arrivée. Pratique pour atteindre un par 5 en deux coups ou pour raccourcir un par 4 long. Le fade, lui, s’arrête plus vite, ce qui est parfait pour attaquer un green bien défendu.
Avec les fers moyens (6, 7, 8) : c’est la zone où vous avez le plus de contrôle. Les effets sont moins prononcés qu’au driver, mais suffisamment visibles pour contourner un obstacle ou s’adapter à la position du drapeau. Un fer 7 en fade qui atterrit au centre du green et roule légèrement à droite vers un drapeau arrière-droit, c’est un coup qui peut sauver plusieurs coups par tour.
Avec les fers courts et wedges : là, il faut ajuster vos attentes. Un wedge produit tellement de backspin que l’effet latéral est beaucoup moins visible. Vous pouvez toujours jouer un léger fade ou draw, mais la balle va surtout monter haut et s’arrêter vite. Dans cette zone, la gestion de la distance et du spin compte plus que l’effet latéral.
Fade et draw au golf : exercices pratiques pour progresser
Bon, maintenant que vous avez toute la théorie, il faut passer à la pratique. Parce qu’on peut lire cent articles sur les effets au golf, si vous ne passez pas du temps au practice à les travailler, ça ne servira pas à grand-chose sur le parcours.
La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas besoin de passer des heures à vous entraîner. Quelques exercices ciblés, répétés régulièrement, suffisent largement pour développer ces deux trajectoires et les rendre utilisables en situation réelle.

3 Exercices Essentiels au Practice
Exercice 1 : Les portes
Placez deux bâtons au sol pour créer une porte de départ et une porte d’arrivée. La porte de départ est alignée légèrement à gauche de votre cible pour le fade, légèrement à droite pour le draw. La porte d’arrivée représente votre cible finale.
L’objectif est de faire partir la balle à travers la première porte et de la faire finir dans la direction de la seconde. Ça vous oblige à dissocier la direction de départ et la direction d’arrivée, ce qui est exactement le principe des effets. Commencez avec un fer 7 ou 8, puis montez progressivement vers les clubs plus longs.
Exercice 2 : Alternance fade-draw
Tapez une série de balles en alternant systématiquement : un fade, puis un draw, puis un fade, etc. Ne tapez jamais deux fois le même effet de suite. Ça développe votre capacité à changer de configuration mentale et technique entre chaque coup, ce qui est exactement ce qu’on vous demande sur le parcours.
Au début, vous allez probablement galérer. Votre cerveau et votre corps ont besoin de temps pour basculer d’un effet à l’autre. Mais après quelques séances, ça devient beaucoup plus naturel. Et surtout, ça vous empêche de tomber dans une routine mécanique où vous tapez toujours le même coup.
Exercice 3 : Le parcours imaginaire
Celui-là, c’est mon préféré parce qu’il simule vraiment les conditions de jeu. Choisissez un club (driver, fer 6, peu importe) et imaginez que vous jouez un parcours de 9 trous. Pour chaque trou, visualisez une situation spécifique : dogleg droit, danger à gauche, vent de face, etc. Puis choisissez l’effet approprié et exécutez le coup.
L’idée, c’est de ne jamais taper deux fois dans les mêmes conditions. Vous vous forcez à réfléchir, à vous adapter, à prendre des décisions comme sur le parcours. Beaucoup de joueurs tapent 50 balles au practice avec le même club, le même swing, la même cible. Puis ils arrivent sur le parcours et ils sont perdus parce que chaque coup est différent.
Fade et Daw au golf : Routine Pré-Parcours pour Activer Vos Effets
Avant de partir jouer, surtout si c’est une partie importante, prenez 15-20 minutes au practice pour « activer » vos effets. Pas pour les travailler en profondeur, juste pour les réveiller et vérifier qu’ils sont disponibles.
Voici comment je procède personnellement :
Échauffement général (5 minutes) : quelques wedges pour trouver le rythme, sans chercher d’effet particulier. Juste pour sentir le contact, la fluidité du swing.
Activation du fade (5 minutes) : je tape 5 ou 6 balles en fade avec un fer moyen (7 ou 8). Pas besoin de réussir parfaitement chaque coup, l’objectif est juste de retrouver les sensations : l’alignement légèrement ouvert, le chemin extérieur-intérieur, la face orientée vers la cible.
Activation du draw (5 minutes) : même chose avec le draw. Stance fermé, chemin intérieur-extérieur, rotation des mains. Quelques balles suffisent pour que le corps se rappelle du mouvement.
Simulation premier trou (2-3 minutes) : je finis toujours avec le club que je vais utiliser au premier trou. Si c’est un dogleg droit, je tape un fade au driver. Si c’est un par 3, je prends le fer correspondant. Ça me met dans les conditions réelles et j’arrive sur le premier tee en confiance.
Cette routine change tout. J’ai remarqué que les jours où je la fais, je joue systématiquement mieux les 4 ou 5 premiers trous. Les jours où je zappe l’échauffement et où j’arrive directement au tee, il me faut souvent 3 ou 4 trous pour vraiment entrer dans la partie.
Voilà, maintenant vous avez tout ce qu’il faut pour maîtriser les effets au golf. Vous savez comment fonctionne un fade et un draw, comment les exécuter techniquement, quand les utiliser sur le parcours, et comment les travailler au practice. Le reste, c’est de la pratique. Pas besoin de devenir parfait, juste d’être capable de sortir ces deux trajectoires quand le parcours vous le demande. Et croyez-moi, ça change complètement votre manière de jouer sur 18 trous.