Le chip au golf : technique complète, choix du club et erreurs à éviter

Bon exemple de chipping golf avec un golfeur exécutant un chip au golf

Vous êtes à 15 mètres du green, le drapeau est bien visible, et pourtant vous hésitez entre sortir un wedge, rester sur un fer, ou tenter je ne sais quelle acrobatie que vous avez vue à la télévision. Ce moment d’hésitation, la plupart des amateurs le vivent à chaque trou — et c’est souvent là que les coups se perdent, bien avant d’avoir frappé la balle. Le chip au golf est pourtant le coup le plus économique du sac : simple à apprendre, immédiatement rentable sur le score, et beaucoup moins intimidant qu’on ne le pense.

Ce qu’on sait moins, c’est que les golfeurs amateurs réalisent environ 40 % de leurs coups à moins de 100 mètres du drapeau — c’est-à-dire dans la zone précise où le chipping golf fait toute la différence. Travailler ce secteur de jeu, c’est s’attaquer directement à la partie de votre partie qui revient le plus souvent, et donc celle qui a le plus grand impact sur votre index. Pourtant, c’est le compartiment le plus négligé à l’entraînement, au profit du driver et des longues frappes qui flattent l’ego mais sauvent rarement un par.

Dans ce guide, on va voir ensemble ce qu’est réellement un chip, comment le jouer techniquement, quel club choisir selon la situation, les erreurs classiques à éviter — et comment progresser rapidement avec des exercices concrets. Si vous débutez ou si vous stagnez autour du green, vous trouverez ici de quoi transformer vos approches courtes en véritables atouts.

📘 Dans cet article vous allez apprendre

  • ✔️ La différence exacte entre chip, pitch et approche roulée — pour choisir le bon coup
  • ✔️ Les 3 réglages de posture essentiels pour un contact de balle propre à chaque fois
  • ✔️ Comment choisir le bon club selon la distance et le terrain — tableau comparatif inclus
  • ✔️ Les 4 erreurs classiques qui font rater le chip et comment les corriger
  • ✔️ Des exercices concrets pour ancrer le geste rapidement, même à la maison

Que vous soyez débutant ou joueur intermédiaire, ces repères vont changer votre façon d’aborder chaque situation courte autour du green.

Chip au golf : définition, utilité et différence avec le pitch

Avant de parler technique, il faut être clair sur ce qu’est réellement un chip — parce que beaucoup de joueurs utilisent le mot sans vraiment savoir ce qu’il désigne, et finissent par jouer le mauvais coup dans la mauvaise situation.

Qu’est-ce qu’un chip au golf ?

Un chip, c’est un coup d’approche courte joué avec une trajectoire très basse, où la balle passe peu de temps en l’air et roule ensuite sur une longue distance vers le trou. L’image la plus juste, c’est celle d’un long putt joué depuis l’extérieur du green : la balle touche rapidement le sol et s’y déplace comme si vous puttiez, avec une courte phase de vol initial. On parle parfois de « chip roulé » ou de « chip and run » pour désigner ce même coup.

Ce qui distingue le chip de l’approche roulée classique, c’est avant tout la distance et le contexte. Le chip se joue généralement très proche du green — entre 5 et 20 mètres — depuis le collier, le fringe ou un fairway bien tondu, sans obstacle immédiat à franchir. C’est un coup sobre, efficace et très pardonnable pour les imprécisions légères de contact. C’est pour ça qu’on recommande souvent de l’apprendre en premier.

Différence chip et pitch : quelle est la distinction ?

La confusion entre chip et pitch est l’une des plus fréquentes en golf amateur — et elle coûte des coups. Le pitch (ou approche levée) envoie la balle haut, avec beaucoup de vol et peu de roulé, ce qui est indispensable pour franchir un bunker, un rough épais ou une pente descendante serrée. Le chip, lui, fait l’inverse : peu de vol, beaucoup de roulé, et un geste beaucoup plus compact et contrôlé.

Le critère de choix est simple. Si le chemin entre vous et le trou est dégagé — fairway tondu, collier ras, rien à enjamber — le chip est presque toujours le coup le plus intelligent. Il simplifie l’exécution, réduit le risque d’erreur et vous donne une trajectoire prévisible. Le pitch ne s’impose vraiment que lorsqu’il y a un obstacle à franchir absolument, ou lorsque vous avez très peu de green pour laisser rouler. Pour approfondir la différence entre ces deux coups, notre article sur l’approche levée au golf vous donnera tous les repères nécessaires.

Infographie complète expliquant pourquoi le chip au golf peut vous aider à améliorer votre score

L’impact du chipping golf sur votre handicap

Le chip n’est pas un coup spectaculaire. Il ne génère pas d’applaudissements dans votre groupe, il ne vous donne pas l’impression d’avoir vraiment « joué au golf » — et pourtant c’est lui qui sauve les pars. Je vois beaucoup de joueurs qui s’acharnent à taper plus loin au drive en pensant que c’est là que se joue leur score, alors qu’ils perdent deux coups par trou autour du green faute de maîtrise du chip. Travailler ce coup, c’est s’attaquer directement à son handicap sans changer une seule chose à son swing complet.

Concrètement, gagner un seul coup par tour sur vos chips — en transformant un double bogey en bogey sur deux ou trois trous — peut représenter deux à trois points d’index en quelques semaines. Ce n’est pas un détail. C’est la progression la plus rapide et la moins coûteuse que vous puissiez faire en golf.

⛳ Astuce : la règle de décision en 5 secondes

Avant chaque approche courte, posez-vous cette seule question : est-ce que le chemin entre ma balle et le trou est dégagé et tondu ? Si oui, c’est un chip. Pas la peine de sortir un wedge ouvert ou de penser à une approche levée complexe.

Ce réflexe simple vous fera économiser des coups dès votre prochaine partie — parce qu’il vous empêche de choisir un coup compliqué là où un coup simple suffit. Le coup le plus simple est presque toujours le meilleur autour du green, surtout sous pression.

Technique du chip au golf : posture, placement et contact

Le chip est techniquement plus accessible que le pitch ou le lob, mais ça ne veut pas dire qu’il s’improvise. Il y a quelques réglages de départ à respecter, et si vous les ignorez, vous aurez toujours ce contact imprécis qui fait partir la balle dans la mauvaise direction ou à la mauvaise vitesse.

Le placement de la balle et la répartition du poids

Première règle : la balle se place légèrement en arrière du centre du stance, vers le pied droit pour un droitier. Ce placement favorise un angle d’attaque descendant, ce qui est la clé du chip — on frappe la balle avant de toucher le sol, pas l’inverse. Le stance est étroit, les pieds assez rapprochés, parce qu’on ne cherche pas de rotation ni de puissance : on cherche la stabilité et le contrôle.

Le poids, lui, se répartit à environ 60 % sur la jambe avant dès l’adresse, et il y reste pendant tout le mouvement. Cette répartition ancre le bas du corps et déplace mécaniquement le bas de l’arc de swing vers l’avant de la balle — ce qui garantit le contact descendant dont on a besoin. Si le poids reste au milieu ou bascule vers l’arrière, le club touche le sol avant la balle. C’est la première cause de gratte. Gardez le poids devant, et vous aurez déjà réglé la moitié des problèmes.

L’alignement des mains : le manche incliné vers la cible

Les mains doivent être légèrement en avance sur la tête de club à l’adresse, ce qui crée une inclinaison du manche vers la cible. Visuellement, si vous regardez votre setup de profil, le manche pointe vers votre hanche gauche — pas vers votre ceinture, pas vers le milieu du corps. Cet angle préforme le mouvement descendant et compresse la balle contre le sol au moment de l’impact, ce qui génère un contact net et une trajectoire basse.

Ce qu’il faut éviter absolument, c’est de laisser la tête de club dépasser les mains pendant la traversée. Dès que la tête « rattrapelle » les mains, l’angle se ferme, le loft augmente sans contrôle, et la balle part en l’air de façon imprévisible. Gardez les mains devant la tête de club de l’adresse jusqu’à l’impact. C’est le secret d’un chip propre.

Schéma détaillé de la position à adopter pour faire un bon chip au golf

Le mouvement de balancier : épaules, pas poignets

Le geste du chip ressemble à un putt allongé : ce sont les épaules qui initient et contrôlent le mouvement, pendant que les poignets restent passifs. Imaginez un pendule d’horloge — symétrique, régulier, sans à-coup. Le backswing et la traversée ont la même amplitude, ce qui stabilise la vitesse de la tête de club et rend le dosage beaucoup plus prévisible. Pour aller plus loin sur ce principe de balancier appliqué au petit jeu, notre guide sur le putting au golf développe exactement la même mécanique.

Les poignets, eux, ne doivent pas « casser » pendant le mouvement. Dès qu’ils bougent de façon active, ils introduisent une variable supplémentaire difficile à contrôler sous pression — et c’est cette variable qui donne les tops et les grattes par intermittence. Bloquez les poignets, laissez les épaules travailler. Le geste devient immédiatement plus répétable.

🧠 À retenir : le chip, c’est un putt avec un fer

L’image la plus utile pour comprendre le geste du chip, c’est celle d’un putt joué avec un fer à la place du putter. Même rythme de pendule, même absence d’action des poignets, même lecture du terrain pour anticiper la pente. La seule différence, c’est que la balle quitte brièvement le sol au départ. Si vous puttez bien, vous avez déjà 80 % du geste du chip — entraînez-vous à la maison avec ce parallèle en tête et vous verrez la différence rapidement.

Choisir le bon club pour son chip golf selon la distance et le lie

C’est souvent là que tout se joue : vous avez le bon geste, mais vous avez pris le mauvais club — et le résultat n’est pas au rendez-vous. Le choix du club pour le chip ne doit pas être une habitude ou une question de confort, c’est une décision technique basée sur la distance totale et le ratio vol/roulé dont vous avez besoin.

Comprendre le ratio vol-roule : la règle du 1/3 – 2/3

Pour un chip standard avec un pitching wedge, le ratio de base est d’environ un tiers de vol pour deux tiers de roulé. Concrètement, si vous êtes à 15 mètres du trou, la balle doit voler environ 5 mètres et rouler les 10 mètres restants. Ce ratio change selon le club choisi : plus le loft est faible, plus la balle roule, et inversement. Un fer 7 donnera un ratio proche de 1/4 de vol et 3/4 de roulé ; un sand wedge donnera plutôt 2/3 de vol et 1/3 de roulé.

Connaître ces ratios, c’est ce qui vous permet de choisir un point de chute précis sur le green plutôt que de viser le trou directement. Vous ne visez jamais le trou avec un chip — vous visez l’endroit où la balle doit atterrir pour finir sa course au bon endroit. C’est ce changement de perspective qui transforme un chip aléatoire en coup construit et décidé.

Analyse comparative des clubs pour le chipping golf

Je recommande systématiquement aux débutants de commencer avec un seul club — le pitching wedge ou le fer 8 — et de l’utiliser pour toutes leurs situations de chip pendant quelques semaines. Cela permet de calibrer le geste et de comprendre le comportement de la balle avant de complexifier le choix. Une fois ce repère acquis, vous pouvez élargir votre gamme.

ClubTrajectoireRatio vol/rouléSituation idéale
Fer 7Très basse1/4 vol – 3/4 rouléFairway propre, green long devant
Pitching wedgeMoyenne1/3 vol – 2/3 rouléApproche standard, lie correct
Sand wedgeHaute2/3 vol – 1/3 rouléObstacle à franchir, lie gras
Lob wedgeTrès hauteQuasi tout en volArrêt immédiat, situation extrême

Le bump-and-run : la technique la plus efficace sur fairway propre

Le bump-and-run est une variante du chip qui utilise un fer moyen (fer 7 ou fer 8) pour envoyer la balle très basse, la faire rebondir (« bump ») sur le fairway ou le collier, puis rouler jusqu’au trou. C’est la technique reine des links écossais, mais elle fonctionne aussi très bien sur n’importe quel parcours dès que le terrain entre vous et le green est propre et bien tondu.

L’intérêt du bump-and-run par rapport à un chip au wedge, c’est qu’il donne moins de hauteur et donc moins de variables en jeu — pas de vent parasite, pas de rebond aléatoire en l’air, pas de spin imprévisible. La balle roule dès qu’elle touche le sol, et vous contrôlez la distance uniquement avec l’amplitude de votre geste. C’est le coup le plus simple à doser autour du green, et paradoxalement l’un des moins pratiqués. Pour compléter votre arsenal de coups courts, notre article sur l’approche levée vous explique quand préférer un coup plus haut.

Le rôle du bounce selon la nature du terrain

Le bounce, c’est l’angle entre la semelle de votre wedge et le sol — et il change radicalement le comportement de votre club selon le terrain. Sur un sol dur et sec, un bounce élevé fait rebondir le club et vous donne des tops. Sur un sol gras et mou, un bounce faible fait planter le club dans la terre, ce qui donne des grattes. La règle générale pour le chip : terrain dur, prenez un bounce faible (fer, pitching wedge) ; terrain mou ou herbe épaisse, prenez un bounce plus élevé (sand wedge). Comprendre ce paramètre, c’est éviter beaucoup d’erreurs de contact inexpliquées.

📊 Pourquoi le choix du point de chute change tout

Beaucoup de golfeurs ratent leurs chips non pas à cause de l’exécution, mais parce qu’ils visent le trou directement au lieu de viser un point de chute précis sur le green. Identifiez la zone où la balle doit atterrir — environ 1 mètre sur le green pour un chip standard — et programmez votre swing pour ce point, pas pour le trou. Votre cerveau gère le roulé inconsciemment dès que vous lui donnez la bonne cible de départ. C’est un changement mental, pas technique.

Les 4 erreurs classiques qui ruinent votre chip golf

Même avec les bons repères techniques, certains mauvais réflexes reviennent systématiquement, surtout chez les débutants. Les reconnaître, c’est déjà les corriger à moitié.

⚠️ L’erreur la plus fréquente en chipping golf

La grande majorité des coups ratés en chip vient d’un seul mauvais réflexe : vouloir « aider » la balle à monter en relevant le corps ou en activant les poignets au moment de l’impact. Résultat : le club passe au-dessus de la balle (top) ou touche le sol trop tôt (gratte). La balle n’a pas besoin d’aide pour monter — c’est le loft du club qui fait ce travail. Votre seul rôle, c’est de frapper vers le bas avec un angle descendant propre. Plus vous essayez de lever, moins la balle monte.

En finir avec la gratte : comprendre et corriger

La gratte, c’est quand le club touche le sol avant la balle — et la balle parcourt alors trois mètres au lieu de quinze. La cause la plus fréquente, c’est le poids qui reste sur la jambe arrière, ce qui déplace le bas de l’arc de swing derrière la balle. La correction est directe : vérifiez votre répartition du poids à l’adresse (60 % devant) et assurez-vous qu’il n’y a pas de transfert vers l’arrière pendant le swing. Un truc simple : sentez que votre hanche gauche reste immobile pendant tout le mouvement. Ça empêche le poids de fuir vers la droite.

Deuxième cause fréquente de gratte : un swing trop ample pour la distance visée. Quand on prend trop de backswing, on décélère inconsciemment à l’approche de la balle pour éviter de taper trop fort — et cette décélération fait plonger la tête de club. Gardez une amplitude compacte et accélérez légèrement vers la balle. C’est la régularité du rythme, pas la force, qui fait la distance.

Éviter le top : garder la tête basse après l’impact

Le top, c’est l’autre erreur classique : le club frappe le milieu ou le haut de la balle, et celle-ci part en rase-motte ou rebondit sans contrôle. La cause principale, c’est le redressement du buste juste avant l’impact — par impatience de voir le résultat, on lève instinctivement le regard, ce qui remonte le niveau de frappe. La correction est simple à formuler : gardez les yeux sur l’emplacement où se trouvait la balle après l’impact, pas sur la trajectoire. Laissez votre regard se déplacer naturellement une fraction de seconde après le coup. Cette discipline seule élimine la moitié des tops.

Arrêter de vouloir lever la balle artificiellement

C’est le paradoxe du golf que tous les débutants doivent accepter : pour faire monter la balle, il faut frapper vers le bas. Dès que vous essayez de la « cueillir » ou de passer sous elle avec les mains, vous annulez le loft du club et obtenez une trajectoire imprévisible. Le loft fait le travail à votre place — votre rôle, c’est uniquement de créer un contact descendant propre. Frappez le sol après la balle, pas avant. La balle s’élèvera d’autant mieux que vous ne chercherez pas à l’aider.

Ne pas choisir son point de chute avant de frapper

Ce n’est pas une erreur technique, c’est une erreur de préparation — et pourtant c’est l’une des plus coûteuses. Beaucoup de golfeurs s’adressent à la balle avec le trou comme cible, sans avoir identifié où la balle doit atterrir en premier. Sans ce point de chute précis, le cerveau ne sait pas comment doser le geste, et les résultats deviennent aléatoires même avec une bonne technique. Avant chaque chip, marchez mentalement jusqu’au green, identifiez la zone d’atterrissage idéale, puis jouez pour ce point. C’est une habitude qui s’acquiert en quelques parties.

Adapter son chip golf selon les situations : pentes, rough et obstacles

Un parcours ne ressemble jamais à un practice. Le terrain est en pente, l’herbe n’est pas toujours rase, et les situations se répètent rarement à l’identique. Voici comment adapter votre chip golf aux conditions les plus courantes.

Réussir à maitriser un chip court : les astuces en vidéo

Dans cette vidéo, Michel Teichet nous explique les bonnes pratiques à mettre en place pour attaquer un chip court. Un bon exemple qui prouve que le dosage prime souvent sur la force brute !

Chipper sur une pente montante ou descendante

Sur une pente montante, la balle s’élève plus que prévu et roule moins — il faut donc prendre un club plus fermé (fer 7 au lieu du pitching wedge, par exemple) et viser plus loin sur le green. Sur une pente descendante, c’est l’inverse : la balle reste basse et accélère en roulant, donc prenez un club plus ouvert et visez plus court. Dans les deux cas, alignez vos épaules avec la pente à l’adresse pour rester perpendiculaire au sol — si vous restez vertical sur un terrain en montée, vous modifiez complètement l’angle d’attaque et vous obtenez un contact imprévisible.

Élargissez légèrement le stance sur les pentes pour ne pas glisser pendant le mouvement. Le chip est un geste compact, mais un appui instable suffit à tout dérégler. La stabilité du bas du corps est la priorité, encore plus que sur terrain plat.

Chipper depuis le rough épais

Depuis l’herbe haute, le contact est différent. Les brins d’herbe s’intercalent entre la face du club et la balle, ce qui réduit le spin et fait partir la balle « flyer » — plus basse et plus longue que prévu, avec peu d’effet rétro pour l’arrêter. Il faut donc anticiper un roulé plus long et choisir un point de chute plus court. Prenez un club avec plus de loft (sand wedge) pour couper l’herbe plus proprement, serrez le grip légèrement plus fort pour éviter que la face ne se ferme sous la résistance, et adoptez un angle d’attaque plus vertical pour traverser la végétation. C’est moins confortable, mais c’est la façon la plus fiable de sortir du rough court depuis cette distance.

Le lob shot : quand et comment l’utiliser

Le lob shot est la version haute du chip, utilisée quand vous devez franchir un obstacle immédiat — un bunker, un monticule, une zone de rough épaisse — avec très peu d’espace pour faire rouler la balle. C’est un coup plus complexe que le chip standard : la face s’ouvre, le swing s’allonge, et la balle monte presque verticalement avant de retomber doucement. Je réserve ce coup aux situations où il n’y a pas d’autre option, parce qu’il exige un contact précis et un tempo régulier que la pression de la compétition rend difficile à reproduire. Si vous pouvez rouler, roulez. Le lob, c’est le dernier recours.

Progresser en chipping golf : exercices pratiques et routine mentale

La technique, c’est une chose. La répétition intelligente, c’en est une autre. Ces deux exercices simples font une vraie différence si vous les pratiquez régulièrement — et ils ne nécessitent ni beaucoup d’espace ni beaucoup de matériel.

L’exercice de la pièce de monnaie pour le contact descendant

Posez une pièce de monnaie à 3 centimètres devant votre balle. L’objectif : frapper la balle et toucher la pièce juste après — pas avant, juste après. Si vous touchez la pièce avant la balle, votre arc de swing est trop en arrière, ce qui donne des grattes. Si vous ne touchez jamais la pièce, votre contact est propre mais peut-être trop « lifté ». Cet exercice donne un feedback visuel immédiat sur la qualité de votre angle d’attaque, sans avoir besoin d’un coach ou d’une caméra. Répétez avec différents clubs — fer 8, pitching wedge, sand wedge — pour calibrer le geste sur chaque type d’impact.

📅 Plan d’entraînement sur 4 semaines pour le chip golf

Semaine 1 : exercice de la pièce de monnaie uniquement, 15 minutes par session, focus sur le contact descendant. Semaine 2 : exercice des cibles variées (10, 20, 30 mètres), même club (pitching wedge), focus sur le dosage. Semaine 3 : même exercice avec 3 clubs différents pour comprendre les ratios vol/roulé. Semaine 4 : simulation de situations réelles — pentes, rough, collier — en variant les clubs et les points de chute. Quatre semaines de travail ciblé suffisent pour ancrer le geste et gagner de la régularité sur le parcours. Pour structurer davantage vos séances, notre guide sur l’entraînement golf maison propose des programmes progressifs adaptés à tous les niveaux.

L’exercice du couloir pour la direction

Posez deux bâtons d’alignement au sol, parallèles, espacés de 2 mètres, orientés vers une cible à 15 mètres. L’objectif : faire rouler la balle entre les deux bâtons à chaque tentative. Cet exercice travaille la précision directionnelle — et on réalise souvent en le pratiquant que nos chips partent systématiquement d’un côté, ce qui révèle un défaut d’alignement ou de position de la face. Reculez progressivement à mesure que vous gagnez en régularité. À 20 mètres avec un couloir de 2 mètres, vous avez un niveau de précision largement suffisant pour scorer autour du green sur n’importe quel parcours amateur.

Construire une routine mentale avant chaque chip

Les meilleurs chippeurs ne sont pas forcément les plus techniques — ce sont souvent les plus réguliers dans leur préparation. Avant chaque chip, adoptez la même séquence : lisez le terrain depuis derrière la balle, identifiez le point de chute, choisissez le club, faites un ou deux swings d’essai en regardant la cible (pas la balle), puis exécutez. Cette routine prend dix secondes, mais elle prépare le cerveau et le corps à la même tâche de façon identique à chaque fois — ce qui est précisément ce dont vous avez besoin sous pression. Pour aller plus loin sur la construction d’une routine solide, notre article sur la routine et la rigueur au golf vous donnera une méthode complète et testée.

Simulateur vs terrain : comment combiner les deux

Le simulateur est excellent pour corriger des défauts techniques invisibles à l’œil nu — angle d’attaque, vitesse de la tête de club, direction de la face. Les données sont objectives et immédiatement exploitables. Mais le chip se joue sur de l’herbe vivante, avec du vent, des pentes et une balle qui réagit différemment selon le terrain — et ça, le simulateur ne peut pas le reproduire entièrement. Je conseille de combiner les deux : le simulateur ou les exercices à la maison pour fixer le geste pendant l’hiver, et le practice en extérieur pour valider le feeling et les distances réelles dès le printemps. L’un calibre, l’autre confirme.

Le chip au golf : la mise place

Vous avez maintenant tous les repères pour comprendre et améliorer votre chip au golf : la définition du coup, la posture exacte à adopter, comment choisir entre un fer 7 et un sand wedge selon la situation, les erreurs classiques à corriger, et deux exercices simples pour ancrer le geste. Ce n’est pas de la théorie abstraite — ce sont des ajustements concrets que vous pouvez tester dès votre prochaine séance au practice.

Ce qui va faire la différence maintenant, c’est la régularité de l’entraînement. Le chip golf s’améliore vite, beaucoup plus vite que le swing complet, parce que le geste est compact et répétable en peu d’espace. Vingt minutes sur le green d’entraînement avec l’exercice de la pièce de monnaie, trois fois par semaine pendant un mois, produisent des résultats visibles et mesurables sur votre carte de score. Ce n’est pas une promesse : c’est la progression la plus accessible du golf amateur.

Commencez simplement : prenez un pitching wedge, posez une pièce de monnaie, et travaillez votre contact descendant pendant quinze minutes. Ensuite, ajoutez des cibles à différentes distances pour calibrer le dosage. Et lors de votre prochaine partie, chaque fois que le chemin est dégagé et l’herbe tondue, sortez votre fer 7 et faites rouler. Le chip est là pour sauver vos pars — laissez-le faire son travail.

📌 Le chip au golf en résumé

  • Le chip = peu de vol, beaucoup de roulé — choisissez-le dès que le chemin est dégagé
  • Poids sur la jambe avant, balle en arrière du centre, mains devant la tête de club
  • Geste de pendule avec les épaules — les poignets ne cassent pas
  • Plus le loft est faible, plus ça roule : fer 7 pour un long roulé, sand wedge pour arrêter vite
  • Visez un point de chute précis, pas le trou directement
  • Les 4 erreurs à éviter : gratter, topper, lever la balle artificiellement, et frapper sans plan

Maîtrisez ces fondamentaux et votre petit jeu deviendra un atout réel — pas seulement un coup de sauvegarde, mais un coup que vous attendez avec confiance.

Le chip au golf : les questions fréquentes

Quelle est la différence entre un chip et un pitch au golf ?

Le chip envoie la balle très bas avec beaucoup de roulé — idéal quand le chemin est dégagé. Le pitch envoie la balle haut avec peu de roulé pour franchir un obstacle. Règle simple : si vous pouvez faire rouler, chippez. Si vous devez passer par-dessus quelque chose, pitchez.

Quel club utiliser pour chipper au golf ?

Ça dépend de la distance et de l’espace de roulé disponible. Fer 7 ou 8 pour un long roulé sur fairway propre. Pitching wedge pour une approche standard. Sand wedge si vous avez un petit obstacle à franchir ou peu de green devant vous. Commencez par le pitching wedge et calibrez depuis là.

Comment éviter de gratter la terre avant la balle en chippant ?

Placez 60 % du poids sur la jambe avant à l’adresse et gardez-le là pendant tout le mouvement. Mettez les mains légèrement en avance sur la tête de club. Ces deux réglages déplacent le bas de l’arc de swing vers l’avant de la balle, ce qui élimine la gratte dans la grande majorité des cas.

Faut-il utiliser ses poignets pendant le chip au golf ?

Non. Les poignets doivent rester passifs et stables pendant tout le geste du chip. C’est le mouvement des épaules, comme un pendule, qui contrôle la direction et le dosage. Dès que les poignets s’activent, le contact devient imprévisible et les erreurs se multiplient.

Quelle est la différence entre chip et approche roulée au golf ?

Le chip est généralement plus court (5 à 20 mètres) et se joue très proche du green. L’approche roulée peut se jouer depuis plus loin (jusqu’à 40 mètres) avec la même philosophie de balle basse et de long roulé. Le chip est souvent considéré comme une variante très courte de l’approche roulée.

Comment chipper depuis le rough au golf ?

Prenez un sand wedge pour mieux couper l’herbe, adoptez un angle d’attaque plus vertical, serrez légèrement le grip et anticipez une balle « flyer » qui roule plus que prévu. Visez un point de chute plus court pour compenser l’effet de roulé supplémentaire causé par la réduction du spin.

Quelle est la bonne posture pour chipper au golf ?

Stance étroit, balle légèrement en arrière du centre, 60 % du poids sur la jambe avant, mains en avance sur la tête de club. Gardez le bas du corps immobile et initiez le mouvement avec les épaules. C’est une posture compacte, stable, qui favorise un contact descendant propre.

Est-ce qu’on peut chipper avec un fer 7 au golf ?

Oui, et c’est souvent le meilleur choix sur fairway propre avec beaucoup de green devant. Le fer 7 donne une trajectoire très basse et un roulé long et prévisible. C’est le principe du bump-and-run, très efficace quand les conditions du terrain le permettent.

Combien de temps faut-il pour progresser en chip au golf ?

Avec un entraînement ciblé de 15 à 20 minutes, trois fois par semaine, les premiers progrès visibles arrivent en deux à quatre semaines. Le chip s’améliore plus vite que le swing complet parce que le geste est court, répétable et facile à travailler même sur un petit espace.

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